Peuple sâme et pays sàpmi en
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Vous trouverez ci-après trois articles :
- Petit précis de culture sâme
- La vie des éleveurs de rennes en Sápmi, le pays sâme
- Quelques produits naturels utilisés dans la tradition sâme

Petit précis de culture sâme

Le territoire sápmi couvre le nord de 3 pays, la Norvège où les Sâmes sont les plus nombreux, 40 000 environ, la Suède où vivent 20 000 d'entre eux, la Finlande qui en compte 6 000, ainsi que la péninsule de Kola en Russie, où ils ne sont que 2 000.

Repères historiques

Les plus anciens vestiges découverts à ce jour montrent que les Sâmes habitent ces régions depuis près de 10 000 ans. Il y a encore 2 000 ans, ils occupaient la totalité de la Finlande actuelle, mais ils habitaient aussi les zônes côtières du Golfe de Botnie et de l'Atlantique, le centre et le nord de la Norvège, et la région russe de la mer Blanche.
Le commerce et le troc avec les peuples environnants se sont développés très tôt, surtout pour les ustensiles, l'outillage et les parures, en échange de produits issus du renne, du castor et de l'élan.
A partir du 16ème siècle, les Sâmes sont progressivement intégrés au système fiscal des états du Nord de l'Europe, devant parfois s'acquitter 3 fois des mêmes taxes. Parallèlement, leur territoire est grignoté peu à peu par l'arrivée de fermiers et plus tard par l'exploitation des ressources minières au 19 et 20ème siècles. Aussi, dès le 17ème siècle, les Sâmes qui vivaient jusque là de chasse et de pêche se tournent progressivement vers l'élevage des rennes.
La présence des missionnaires, puis la "chasse aux sorcières" menée à partir du 17ème siècle contre les pratiques religieuses porteront un rude coup aux Sâmes : destruction de leurs images de culte, sites sacrificiels, tambours des shamans, assortis de punitions en cas de désobéissance.
Cette période coïncide avec les premières tentatives de scolarisation forcée des enfants sâmes dans des écoles permanentes assurées par l'Église jusqu'à récemment dont le but, au-delà d'alphabétiser et donner des rudiments de la langue du pouvoir, était de former de futurs pasteurs sâmes. Aux 18 et 19ème siècles, ce dispositif a été complété par des écoles itinérantes, les Sâmes étant encore en grande partie nomades.

La langue sâme

La langue sâme fait partie du groupe linguistique finno-ougrien et comprend trois dialectes principaux, correspondant aux régions orientales, centrales et méridionales du Sápmi. Ils sont assez distincts les uns des autres, au point que ces groupes ne puissent se comprendre. Le plus important est cependant le sâmi central, qui a été adopté comme langue majoritaire. Le vocabulaire sâme pour décrire le terrain, mais aussi le temps et tout ce qui touche au rennes est particulièment riche. Ainsi, il existe de nombreux mots pour désigner les différents types de neige. De la même manière, grâce à la précision du vocabulaire se référant aux rennes, la langue sâme permet d'identifier un animal dans un troupeau de plusieurs milliers de têtes. Sur les 70 000 Sâmes, on estime que seulement 20 000 possèdent une certaine connaissance d'une langue sâme, mais les efforts en matière d'enseignement et de media ont commencé à porter leurs fruits.

L'enseignement

Depuis les années 1950, la langue sâme a été progressivement réintroduite dans le cursus scolaire. En outre, s'est développé depuis cette période un système scolaire offrant un enseignement en langue sâme depuis les petites classes jusqu'au niveau supérieur et universitaire. Il existe aujourd'hui plusieurs établissements comme à Jokkmokk en Suède ou à Karasjok en Norvège, qui dispensent des programmes spécifiques liés notamment à la culture et à l'artisanat sâmes.

Le drapeau sâme

Adopté en 1986, il est composé d'un cercle divisé en deux couleurs, bleu et rouge, représentant la lune et le soleil. Deux bandes verticales jaune et verte complètent la gamme des couleurs traditionnelles sâmes.

Les Parlements sâmes

Le Sámediggi établi à Karasjok depuis 1989 est le Parlement sâme pour la Norvège. Il comprend 39 membres élus au suffrage direct tous les quatre ans qui ont pour rôle la défense des intérêts de la communauté sâme en Norvège, ainsi que des Sâmes finnois ou suédois résidant en Norvège. Le remarquable bâtiment qui abrite le Sámediggi s'inspire de la tradition sâme tout en étant résolument moderne. Dessiné par Stein Halvorsen et Christian Sundby, il a été primé à deux reprises.
Le Parlement sâme en Suède, où siègent 31 membres, est établi depuis 1993. Ceux-ci sont également élus pour quatre ans et sont basés à Jokkmokk, Kiruna et Östersund. En Finlande, où le parlement sâme existe depuis 1996, 21 membres sont élus tous les quatre ans et sont basés à Enari, Utskjok et Sodankylä.

La religion sâme

Animistes, les Sâmes pratiquaient des rites fortement liés à la nature, le shaman ou "noaidi" jouant le rôle de médiateur entre les dieux et les hommes au moyen de tambours sacrés. Le noaidi était aussi souvent voyant, docteur, guérisseur et possédait une connaissance approfondie des plantes médicinales. Dans certaines régions, chaque famille possédait un ou plusieurs tambours pour notamment prédire l'avenir ou trouver réponses à ses questions.
Les lieux de rituels correspondaient souvent à des sites naturels exceptionnels, où se pratiquaient des sacrifices, en particulier de rennes.

Musique, littérature, art et artisanat

Une tradition orale forte a survécu autour du "joik", expression littéraire mêlant chant et poésie, pour raconter des histoires, évoquer des événements, décrire la nature. Le "joik" connaît depuis les années 1960 un renouveau.
L'écriture n'est entrée dans la vie artistique sâme que depuis un siècle environ. Art et artisanat sont indissociables, et se retrouvent sous un seul vocable, "duodji", les objets ayant traditionnellement une fonction pratique en plus de leur attrait esthétique.
Ainsi, le tambour du noaidi, le survêtement traditionnel, ou les objets usuels tels que couteaux, bols, paniers.
Bois et corne sont traditionnellement travaillés par les hommes, les femmes se réservant les matériaux souples tels que tissus, peaux, racines.
L'artisanat d'art sâme a désormais son propre label.

Petit lexique sâme

puures
bonjour
moaïn letne Franskas ire
nous(2) venons France de
oatshun ko mon govett du ?
puis-je prendre une photo?
Ua
oui
Kalmanna
vous pouvez prendre
ii
non
olu gitu
remerciements chaleureux
mon
moi, je
moaïn
nous (2)
min
nous (3 ou +)
folla
corral
gákti
surcostume traditionnel
goahti
maison en forme de dôme avec structure bois et isolation végétale
lávvu
tente portable en forme de tipi
duodji
artisanat

La vie des éleveurs de rennes en Sápmi, le pays sâme

Le renne et son cycle de vie

Les rennes sont la seule variété de cervidés où femelles comme mâles portent des bois, qu'ils perdent chaque année. Les mâles les perdent après la saison du rut, alors que les femelles les gardent jusqu'au printemps, ce qui leur permet de mieux défendre leur territoire de pâturage pendant l'hiver. Pas plus de 25 à 30 femelles se partagent un mâle. Un renne adulte mesure entre 85 et 120 cm de hauteur, et ses larges sabots lui permettent de courir sur la neige, mais aussi de creuser pour en déterrer des lichens.
Les femelles fécondées à l'automne mettent bas en mai. Les petits suivront leur mère pendant un an, jusqu'à la naissance suivante, mais parfois pendant deux ou trois ans, avec leurs frères et soeurs.

L'arrivée des rennes

"Tal ello puohta!" les rennes arrivent !
À cause des conditions climatiques mais aussi de la direction incertaine que prennent les troupeaux, la date de début du marquage ne peut être déterminée à l'avance.
Les rennes sont des animaux semi sauvages qui ne voient les hommes que quelques fois par an. Aujourd'hui, colliers émetteurs sur les rennes "leaders" et hélicoptères participent au repérage des troupeaux et les motos cross viennent souvent doubler le travail des chiens.
Dans la région du nord ouest de la Suède, vers la mi-juillet, il leur faut empêcher les troupeaux de monter plus au nord dans les montagnes norvégiennes, car bientôt le marquage devra commencer. Les éleveurs font donc redescendre les rennes vers leur village, où se trouve une de leurs maisons et orientent les bêtes vers le corral collectif pour le marquage. Ensuite, les rennes seront conduits plus bas vers les forêts pour passer l'hiver.
À la fin de l'été, l'arrivée des rennes ne se fait pas en flot continu mais souvent par paquets. Si un trop grand nombre arrive à la fois, c'est à proximité du village que les chiens et les motos cross feront descendre les bêtes en les scindant par groupes.

Le marquage des rennes

À la redescente des alpages où les rennes appartenant à plusieurs familles paissent et vivent esemble en liberté, les petits nés en mai doivent être marqués.
Pour construire un enclos, on choisit la zône de passage obligé pour les bêtes. On les fait entrer dans cet enclos et on les entraîne sur une moitié de cette surface que l'on referme ensuite, pour faciliter la prise au lasso des petits.
On attend que mères et veaux se soient retrouvés par le cri, une sorte de grognement guttural "hon, hon".
Chacun des éleveurs repère une mère lui appartenant à sa marque sur l'oreille et identifie le petit qui suit derrière.
Ensuite, travaillant souvent à plusieurs, on tente d'isoler ce dernier puis de l'attraper au lasso.
Pour cela, ils utilisent aujourd'hui des cordes en nylon de couleur fluo, plus souples et plus légères que les cordes traditionnelles. Puis l'un immobilise la bête pendant que l'autre découpe des encoches dans chaque oreille.
Enfin, le petit relâché retrouve sa mère.
Pour faciliter le comptage des nouveaux nés, le marqueur garde dans sa poche un petit morceau d'oreille prélevé sur chaque animal marqué. S'il marque des bêtes pour le compte de plusieurs personnes, il y trace un code correspondant à son propriétaire, avant de l'empocher.
Lorsque des bêtes appartenant à d'autres villages se sont mêlées au groupe, celles-ci sont marquées tout de même. Puis, à l'automne lorsque chacun reprend ses bêtes, chaque village informe les autres communes de la date prévue pour cette opération, afin que chacun puisse venir récupérer ses rennes égarés.

Les marques dans les oreilles

Chaque propriétaire de rennes a sa propre marque, que l'on peut hériter, comme ce fut le cas pour Sunna, la fille de Laila, à qui sa grand-mère à donné la sienne et ses rennes, à la naissance de sa petite fille. Sinon les enfants développent une variante de la marque familiale.
Lorsqu'il s'agit de se créer sa marque, celle-ci doit être soumise pour approbation à chaque village. Si un projet de marque est jugé trop semblable à la sienne, tout propriétaire peut s'y opposer. Ainsi, lorsque le mari de Laila, alors jeune homme, a voulu créer sa marque, il s'est heurté au refus de celui qui deviendrait son beau-père... La question fut réglée par leur union.
Le père de Laila avait mémorisé plus de 600 marques et leurs propriétaires respectifs ! Pour le commun des Sâmes, il existe des annuaires à l'échelle des régions, qui répertorient par familles les différentes marques pratiquées. Ces marques sont enregistrées par les services administratifs au niveau du comté.
Les enfants apprennent à reconnaître les marques familiales au moyen d'un seul dessin regroupant le tracé des deux oreilles, vues de face. Lorsqu'ils sont capables de les reproduire de mémoire et correctement sur une écorce de bouleau, leurs parents leur offrent leur premier petit renne.
On voit quelques bêtes portant une identification plastique de couleur dans l'oreille. Celle-ci est utilisée lorsque les bêtes changent de propriétaire par vente, ou par héritage ou bien lorsqu'est intervenue une erreur de marquage.

La castration

Elle se fait sur les mâles ayant terminé leur croissance pour en faire des bêtes plus fortes soit pour la viande soit pour prendre le rôle de meneur. On les castre pour éviter qu'ils ne perdent du poids en oubliant de manger au moment du rut à l'automne, car c'est aussi le moment où l'on abat les bêtes les plus grasses.
La castration aujourd'hui se fait avec des pinces qui serrent le canal en amont du testicule pendant environ 30 secondes.
Avant l'apparition de ces pinces, Laila se souvient avoir pratiqué la castration avec ses dents pour le compte des anciens dont les dents usées ou perdues ne leur permettaient plus de le faire eux-mêmes. "Tu serres et quand tu entends un petit crac, c'est fait", aime-t-elle à raconter avec un drôle de sourire.

Les femmes et les rennes

Bien que certaines femmes, comme Laila, sa mère et sa fille Sunna possèdent leur propre marque et font le même travail que les hommes, elles se heurtent encore parfois à une silencieuse désapprobation de la part des hommes, nous dit-on...

Législation et élevage de rennes

En Suède, seuls les Sâmes faisant partie d'une collectivité d'éleveurs appelée "sameby" sont autorisés à pratiquer l'élevage de rennes. Une sameby peut regrouper jusqu'à plusieurs centaines de petits éleveurs. Dans le village visité, 15 familles, chacune composée de plusieurs éleveurs, possèdent environ 9 000 rennes, dans une région qui en compte environ 20 000.
La sameby est une organisation économique opérant sur un territoire géographique spécifique. Il existe deux types de samebys : celles des montagnes déplacent les troupeaux des alpages estivaux vers les forêts pour l´hiver, tandis que celles des forêts sont sédentaires.
Les troupeaux qui se déplacent sont souvent à cheval sur les frontières de plusieurs états. Bien que des accords existent entre les pays concernés, les lois régissant la libre circulation des troupeaux fait l'objet de constantes négociations. En outre, la question du libre accès des troupeaux aux paturages situés sur des propriétés privées est remise en cause régulièrement, en particulier dans les zônes forestières de pâturage hivernal.

Économie du renne

Le renne constitue une partie importante de la vie économique sâme. Environ 10000 des 70 000 Sâmes sont aujourd'hui impliqués dans l'élevage du renne, mais peu parviennent à vivre de cette seule activité. Il faut pour cela compter au moins 400 rennes, chiffre que peu d'éleveurs atteignent. Sont encore plus rares ceux des éleveurs sâmes qui ont pu investir dans des unités de tranformation de la viande et profiter du segment le plus lucratif de la chaîne économique du renne.

Quelques produits naturels utilisés dans la tradition sâme

Les Sâmes faisaient sécher toutes sortes de produits, plantes, baies, légumes, champignons, viandes, mais aussi lait ou sang. Pendant les longs mois d'hiver les produits frais n'étaient pas disponibles, il était particulièrement important de prendre par exemple quelques airelles chaque matin pour lutter contre les infections. Une autre option, le sirop concentré de fruits rouges, allongé d'un verre d'eau il est encore consommé régulièrement dans toute l'Europe du Nord.

Sapin

Les pointes de pinus sylvestris ramassées au début du printemps sont préparées de plusieurs façons.
En soupe, "Grandskott soppa" en suédois, "Guossaliepma" en sâme.
Sirop contre la toux : faire macérer les pointes de sapins dans de l'alcool modifié (32 à 34° max), embouteiller et fermer hermétiquement. Laisser sur une rebord de fenêtre à la lumière pendant une semaine, puis entreposer au frais et dans l'obscurité pendant 8 à 10 mois. Passer le liquide, ajouter du sucre roux ou du sirop de sucre. Posologie : 2 à 3 cuillères à soupe par jour.
L'écorce de sapin était moulue et ajoutée à hauteur de 15% à une pâte à pain, mi-blé mi-seigle.
Aujourd'hui, on parfume aussi le vinaigre en y faisant macérer des pointes de sapin, ou bien on en fait un sirop qui accompagne desserts et viandes.

Airelles

Airelles rouges ou airelles du Mont Ida, vaccinium vitis-idaea en latin.
Les baies peuvent être consommées en jus en les faisant bouillir dans de l'eau sucrée et parfumée avec de la cardamome et de l'anis étoilé. Passer le jus en écrasant les baies dans la passoire. Ce jus peut être épaissi avec de la fécule de pomme de terre pour être servi en soupe de fruits. Les baies écrasées peuvent être servies en accompagnement de gibier ou éventuellement en confiture.
Tisane de feuilles d'airelles : faire sécher ou rôtir les feuilles puis faire bouillir 10 minutes (une grosse poignée par litre d'eau).

Lichens et mousses

Lichen, Bryoria Fuscescens en latin, Manlav en suédois.
Ce lichen assez foncé pousse sur les sapins et ne doit pas être confondu avec une variété toxique de ton plus clair vert gris, qui se développe sur les sapins de Noël et les bouleaux. Cette variété toxique s'appelle Garlav en suédois.

Soupe de lichen

Cette soupe au goût subtil rappelle l'artichaut.
Mousse d'Islande, Cetraria Islandica en latin, Islandslav en Suédois.
Faire bouillir, jeter l'eau à cause de son amertume, puis couper finement pour ajouter en soupe ou bien dans une pâte à pain. On peut également faire sécher ce lichen et le garder entier ou bien le moudre, pour s'en servir comme d'une épice ou comme remède efficace contre la toux.

Angélique

On peut faire bouillir les feuilles d'angélique 10 minutes, égoutter puis couper fin et les préparer comme des épinards, en soupe, en omelette ou en beignets.
Autre version plus moderne, en papillote avec du poisson. Traditionnellement, les Sâmes en faisaient aussi un gâteau. Les feuilles se consomment fraîches, mais peuvent aussi être séchées pour l´hiver.
Tiges d'angelique : les Sâmes les coupaient en gros dés pour les confire et les consommer comme des bonbons.

Autres plantes

Laiteron des Alpes, cicerbita alpina en latin, torta ou bien tolta en suédois.
On peut faire bouillir ses longues feuilles pour les consommer en omelette, par exemple en les mélangeant avec des feuilles d'angélique. Une fois bouillies puis égouttées, les feuilles peuvent être congelées.
Herbe de Saint Antoine ou épilobe à feuilles étroites, chaemaenerion angust en latin, rallarros ou encore mjölkôrt en Suédois
Ses racines ramassées au début du printemps et consommées bouillies ont un goût qui rappelle l'asperge. Ses feuilles jeunes et tendres crues ou bien ses fleurs agrémenteront une salade. Ses feuilles seront aussi préparées en infusion.
Autre variété d'épilobe, l'epilobium angustifolium est utilisable de même manière.
Reine des prés, filipendula ulmaria en latin.
Ces petites fleurs qui soulagent les rhumatismes peuvent être bouillies pendant 30 minutes. Puis passer, ajouter du sucre ou du sirop et embouteiller. Allongé avec de l'eau fraîche, ce sirop constitue une boisson très rafraichissante.
Campanule, Campanula rotudifolia en latin.
Ces délicates fleurs de couleur mauve en forme de clochettes peuvent faire une gelée qui accompagne le gibier. Ne garger que les fleurs, les faire bouillir, passer et garder le liquide coloré, épaissi ensuite avec de la gélatine.
Orpin rose, Sedum rosea en latin.
Riche en vitamine C, ses feuilles se consomment en salade ou en soupe, fraîches ou séchées. On peut rammaser ses racines toute l'année ou les sécher.
Oseille, Rumex acertosa en latin.
Les Sâmes en consomment les feuilles bouillies en porridge, allongé de lait. Ses feuilles séchées s'utilisent comme une épice.
Racine de fougères
Séchées, elles parfumeront agréablement une tisane d'une saveur légèrement sucrée.
À partir de gibier à plumes, perdrix notamment.
Les Sâmes en gardent les gésiers pour les faire sécher. Puis ils les ouvrent et en retirent les grains, qu'ils mélangent au sel ou à de l'alcool (32 à 34 ° max) pour parfumer. Ces grains dégagent une odeur qui rappelle beaucoup le genièvre.
Les feuilles de bouleau produisent de la gélatine, alors que son jus est collecté comme boisson ou comme base de sirop.

"Recettes" non comestibles

Les cendres de bouleau peuvent être utilisées comme détergent. Dans un seau, bien mélanger 1/4 de cendres pour 3/4 d'eau, puis laisser reposer pendant au minimum 24 heures. Quand le liquide est devenu jaunâtre, le détergent est prêt à être prélevé, en prenant soin de ne pas troubler le liquide. Les cendres au fond peuvent être utilisées pour récurer les casseroles. Le bouleau est utilisé par les Sâmes de maintes manières, l'écorce et ses fines racines servant par exemple à tresser des paniers, etc.
À partir de peau de poisson, les Sâmes font du cuir ou galuchat.
Tremper dans l'eau pendant une nuit, puis dans de l'urine matinale pendant 12 à 24 heures. Laver les peaux à l'eau savonneuse, avant d'enlever délicatement les restes de chair au couteau, puis écailler. Installer verticalement sur des planches en bois, côté peau dessus, et les badigeonner de jaune d'oeuf, puis laisser sécher au soleil environ 20 minutes.
Un baume réparateur pour les mains
Les Sâmes font un mélange très efficace à partir de graisse de renne, cire d'abeille, résine de pin (75% pinus silvestris, 25% autre type de pin), baies de genièvre, calendula.
Les Sâmes font un mélange très efficace à partir de graisse de renne, cire d'abeille, résine de pin (75% pinus silvestris, 25% autre type de pin), baies de genièvre, calendula.